LIgne Maginot : Le Fort Schoenenbourg et la Casemate Esch
Le fort de Schoenenbourg est le plus grand ouvrage de la Ligne Maginot ouvert au public en Alsace.
Visitable depuis 1978, plus de 40000 visiteurs découvrent tous les ans ses installations.
Classé intégralement à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, l'ouvrage est équipé de tous ses éléments d'origine.
Verrouillant énergiquement l'Alsace du nord, le fort de Schoenenbourg est celui de la Ligne Maginot qui a le plus combattu durant la seconde guerre mondiale.
De septembre 1939 à juin 1940 il tira : 15792 obus de 75mm, 682 obus de 81mm, 723 obus de 120mm, soit un total de 17197 obus en 10 mois.
Durant la même période il reçut 56 obus de 420mm, 33 obus de 280mm, 160 bombes d'avion et 3000 obus de 150mm et 105mm.
Le 14 juin 1940 s’est tenu au fort de Schoenenbourg un conseil de guerre où il a été décidé de résister sur place dans l'esprit de la devise "On ne passe pas".
L'équipage ne se rendit que le 1er juillet 1940, uniquement sur ordre du haut commandement français, soit six jours après l'armistice.
Casemate Esch : Occupé en 1939-40 par un détachement de la 5e Compagnie d'équipages de Casemates du 23e Régiment d'Infanterie de Forteresse qui est resté sur la position jusqu'au 1er juillet 194O, 6 jours après l'armistice
Parmi les sites très connus qui subsistent de la première guerre mondiale, le Linge ou -collet du Linge- se trouve en bonne place en Alsace. Des milliers de touristes s’arrêtent au col en toutes saisons, vont jusqu’au panorama situé à l’extrémité nord, jettent un coup d’œil aux tranchées, blockhaus et retranchements allemands, puis repartent. Ce massif, qui domine les vallées de la Weiss et de la Fecht, les routes de la Poutroye à Turkheim et de la Poutoye à Munster, était un observatoire précieux ; il fut le théâtre de combats acharnés, du 20 juillet au 22 août 1915.
Le Honack :Edifice qui, selon son plan, daterait du 12ème siècle, constitué d'une enceinte polygonale et d'un donjon carré. Le château avait une fonction militaire et administrative avant d'être détruit en 1655 par ordre du roi de France. Durant la Révolution, la ruine est vendue comme bien national. Jusqu'en 1898, le château servait de carrière.